Contexte

Le Burundi est un petit pays d’Afrique Centrale situé entre la République Démocratique du Congo (à l’Ouest), le Rwanda (au Nord) et la Tanzanie (à l’Est et au Sud) et bordé par le lac Tanganyika.

Capital Bujumbura
Superficie 27834 km².
Population 12 638 891 habitants (2022)
Produit intérieur brut (PIB) 1,33 milliard USD (2009)
Langues officielles le français et le kirundi.
Date de l’indépendance 1er juillet 1962
Forme de l’Etat République multipartite à régime présidentiel.
Président Evariste NDAYISHIMIYE (parti CNDD – FDD) élu en 2020.
Subdivisions le Burundi est actuellement divisé en 18 provinces.
Economie l’économie du Burundi est à 90% rurale basée sur l’agriculture et l’élevage. Les produits exportés sont principalement le thé et le café. Le Burundi reste l’un des pays le plus pauvres du monde.
Composition religieuse 62% de catholiques, 5% de protestants, 10% de musulmans et 23% de religions indigènes.
Climat équatorial tempéré.
Culture les tambourinaires, les danses traditionnelles féminines et masculines et l’artisanat (vannerie, masques, boucliers, statues et poterie).

le Burundi a connu quatre guerres successives depuis son accession à l’indépendance. La dernière a éclaté en 1993 et a fait plus de 300 000 morts et 1,2 millions de déplacés d’après les données de la Banque mondiale. L’Accord d’Arusha signé en aout 2000 par 17 organisations politiques a mis fin à une période de crise intense.

Aujourd’hui, le pays est plongé dans une nouvelle crise sociopolitique aux conséquences très inquiétantes accompagnées des violences sans précédent depuis le 25 avril 2015 lorsque le parti burundais au pouvoir CNDD-FDD (Conseil National pour la Défense de la Démocratie – Forces pour Défense de la Démocratie) a annoncé la désignation du Président Pierre Nkurunziza comme candidat aux élections présidentielles de l’été 2015, briguant ainsi un troisième mandat.
Personne n’ignore que le Burundi est un pays post conflit armé qui a connu des guerres répétitives qui ont été caractérisées par des exactions de tout genre avec tout ce que cela a amené comme conséquences entre autres : pillage des biens, des produits agricoles, des bêtes ; viols et violences sexuelles, tueries ; destruction des infrastructures socioéconomiques (centres de santé, écoles, hôpitaux, maisons, etc.).

Durant la période des guerres, les violences en général et particulièrement les violences sexuelles étaient considérées au Burundi et dans la région des grands lacs africains comme un fait d’hommes en uniforme. La guerre active finie, aujourd’hui les violences sexuelles sont perpétrées aussi bien par les militaires que par la population civile en raison du climat d’impunité qui couvre les auteurs et du silence qui caractérise certaines victimes. Le viol fait parti de la triste réalité des femmes dans la région où règne depuis plus des conflits latents. Les efforts en faveur d’un retour à la paix, à la stabilité et à l’instauration d’un état de droit n’ont pas empêché que les actes de violences sexuelles continuent de vulnérabiliser les femmes.

Comparativement aux violences sexuelles commises par les militaires, les violences sexuelles faites par les civils connaissent une certaine recrudescence à ce jour et affaiblissent l’épanouissement des femmes et filles à tous les niveaux.

Au point de vue démographique, le Burundi est un pays très surpeuplé avec une population estimée à 9 863 117 millions d’habitants avec un taux de croissance démographique annuel de 3%. La densité est de 310 hab/Km². L’espérance de vie est de 44 ans. Avec une moyenne de 7 naissances par femme, il est possible que cette densité continue d’augmenter et pourrait doubler en 20 ans.

Au point de vue socio-économique, le Burundi est classé parmi les cinq pays les plus pauvre du monde. L’indice de développement humain pour le Burundi est de 0,282 aujourd’hui, ce qui place aujourd’hui le pays à 166 de 169 pays disposant de données comparables. Selon les données statistiques de la Banque mondiale, 54% de la population actuelle vi au dessous du seuil international de pauvreté fixé à 1 USD par jour, et 88% de la population au dessous du seuil de 2 USD.